Comme tout blog de Maman qui se respecte, j'ai lu Fifty shades of grey.

Enfin...lire est un bien grand mot. Je n'ai pas réussi à aller plus loin que les 160 premières pages et encore en deux semaines.

Revenons aux prémices de ma lecture.

Pendant des semaines, les journaux et blogs ont fait couler beaucoup d'encre sur ce mum-porn, un livre porno pour maman. "C'est bien, c'est cru, c'est cochon, on aime, aaah Christian ! " Des mamans par centaines révélant que leur vie sexuelle s'est sentie beaucoup mieux après cette lecture. On commence même à dire que certains bébés sont des bébés-fifty shades.

Bref. Payer pour un gros livre qui risque de prendre la poussière ce n'est pas mon truc, par contre qu'une collègue propose de me le prêter, c'est une autre affaire.

Et me voici en train de lire cet ouvrage.

Avant d'en venir à l'histoire, regardons le style. Ça va être rapide : point de style en vue. Un florigère de "Putain" ben merde alors" et "Baise-moi". A moins que la vulgarité soit un style, on peut se brosser pour lire de la vraie littérature.

L'histoire maintenant. Elle est si simple qu'elle tient sur un ticket de métro : je suis une pauvre fille que le milliardaire local va sauter partout où c'est possible et que si en prime il peut m'attacher/me bâillonner/me torturer/etc c'est mieux. Alors oui, c'est ce qu'on attend d'un livre de cul mais enrober l'histoire c'est mieux quand même.

Le pavé m'est tombé des mains. A chaque scène de fesses, je courais vite à la fin et d'un coup, la vérité m'est apparue tel le sous-titre caché de ce livre :

 

Fifty shades of Grey ou l'art de remettre bobonne dans son lit sans qu'elle est l'impression d'être une pute.

 

Soyons honnêtes deux minutes, quelle femme normalement constituée accepterai d'être l'esclave sexuelle d'un homme aussi riche soit-il ? Car c'est bien là la question. Notre héroïne doit signer un contrat (vous avez dit "Mariée" ?) stipulant qu'elle s'engage à être à la disposition de son Christian quand celui-ci le désir et comme il le désir. Non contente de jouer à la poupée gonflable, Anna se fait payer des fringues par son Dominant (vous avez dit "Pute" ?).

Est-ce réellement une femme qui écrit ça ? Comment peut-on balayer d'un coup de stylo toutes les avancées en terme d'égalité des sexes (même s'il reste encore du chemin) ? Qu'une héroïne soit à ce point asservie au XXIéme siècle me choque. Alors oui, elle négocie le contrat...enfin elle grapille de faire 3 heures de sport hebdomadaire au lieu de 4, qu'elle négociatrice hors-paire avons-nous là !

Certaines me diront que je n'ai pas tout lu et que je ne peux pas comprendre. Moi, ce que je comprend surtout c'est que le mar'keting a bien fait son travail !

 

Sur ce, vous m'excusez, j'ai un vrai roman qui m'attend.