Ceux qui me suivent sur mon profil Facebook le savent : Je douille sa mère en ce moment. J’ai mal et carbure aux antalgiques bien dosés comme il faut pour assommer un âne.
Mais pour bien vous raconter l’histoire de mes déboires d’antalgiques, il faut remonter le temps.

Depuis quelques jours presque 15 jours, j’avais mal au ventre. Une douleur fugasse mais bien là. Localisée à droite au dessus de l’aine. Ça venait et ça partait. Mais Mardi…ce n’est plus parti…j’avais mal à en boiter, à en pleurer. J’avais du mal à me contenir dans le train pour que les larmes ne sortent pas.
Une fois à la maison, nous avons couché Didi et appelé SOS médecin.
21h30 : Le docteur est arrivé très vite, en moins d’une demi-heure. Rappelons que SOS médecin gère à l’urgence, plus ça semble grave, plus le docteur est là rapidement.
Après une rapide auscultation et un pipi dans un gobelet, il nous confirme notre crainte : Appendicite.
De là, il rédige une petite note et nous appelle une ambulance. Nous informe que ce sera juste une prise de sang et une échographie pour confirmer. Il est alors 22h.
22h30 : arrivée aux urgences. Remplir le dossier, pipi dans le gobelet, antalgiques, attente.
23h : attente
minuit : attente
1h30 : Mme Pinpin ? Box n°2. On m’installe me fait mettre cette magnifique chemise…et…attendre
2h : attente avec plein de médecins qui me tourne autour mais aucun qui s’intéresse à la nénette derrière qui se tord de douleur.
2h30 : Auscultation de l’interne. Oups…j’ai éclaté la veine…reprise en main de l’aiguille par l’infirmière…et me v’là piqué une troisième fois par le médecin car l’infirmière aussi à foirer son coup.
3h : – « Madame, ce n’est pas l’appendicite, c’est une grossesse extra-utérine, on va faire un test sanguin et on vous opère. Quand à votre trompe, je vous garantis rien. »
- euh…j’ai eu mes règles il y a 3 semaines et pas de rapport depuis.
-Vous faites un déni de grossesse c’est tout.
Vous noterez la délicatesse, les gants qu’elle prend pour me dire que je suis enceinte sans le savoir et que je vais perdre une trompe dans les heures qui arrivent…
6h : les résultats sanguins sont prêts : je ne suis pas enceinte. Déception de l’interne…sans doute pense t-elle pouvoir opérer une grossesse extra-utérine avant la fin de sa garde. Ce n’est pas non plus un truc infectieux. C’est bien gynécologique mais quoi ? Mystère !
6h30 : On me monte aux services gynécologiques.
7h : attente
7h30 : attente
8h : Ah !! Une échographie !
8h30 : « Ah ! Je l’ai ! C’est un kyste qui a éclaté sur l’ovaire droit. Votre ovaire est propre, il n’y a pas de séquelle mais c’est vrai que c’est réputé pour être douloureux, je vous prescrit des antalgiques et voilà ».

Presque 12h dans un hôpital pour un p*tain de kyste à l’ovaire qui a fait paf !
Et cerise sur le gâteau le résultat du mauvais piquage de l’infirmière :

boucher

Là, vous voyez la main droite, à gauche j’ai un autre hématome (souvenir de l’interne). Heureusement que le médecin chef n’a pas fait de dégâts dans le pli du coude…

Outre m’avoir fait attendre trois heures pour être ausculter, puis encore une heure en salle d’auscultation, m’avoir fait craindre un avortement et éventuellement la perte d’une trompe, on m’a laissé un souvenir visuel pour plusieurs semaines (je marque trèèèès longtemps !!)