fifty shades of shame
Comme tout blog de Maman qui se respecte, j'ai lu Fifty shades of grey.
Enfin...lire est un bien grand mot. Je n'ai pas réussi à aller plus loin que les 160 premières pages et encore en deux semaines.
Revenons aux prémices de ma lecture.
Pendant des semaines, les journaux et blogs ont fait couler beaucoup d'encre sur ce mum-porn, un livre porno pour maman. "C'est bien, c'est cru, c'est cochon, on aime, aaah Christian ! " Des mamans par centaines révélant que leur vie sexuelle s'est sentie beaucoup mieux après cette lecture. On commence même à dire que certains bébés sont des bébés-fifty shades.
Bref. Payer pour un gros livre qui risque de prendre la poussière ce n'est pas mon truc, par contre qu'une collègue propose de me le prêter, c'est une autre affaire.
Et me voici en train de lire cet ouvrage.
Avant d'en venir à l'histoire, regardons le style. Ça va être rapide : point de style en vue. Un florigère de "Putain" ben merde alors" et "Baise-moi". A moins que la vulgarité soit un style, on peut se brosser pour lire de la vraie littérature.
L'histoire maintenant. Elle est si simple qu'elle tient sur un ticket de métro : je suis une pauvre fille que le milliardaire local va sauter partout où c'est possible et que si en prime il peut m'attacher/me bâillonner/me torturer/etc c'est mieux. Alors oui, c'est ce qu'on attend d'un livre de cul mais enrober l'histoire c'est mieux quand même.
Le pavé m'est tombé des mains. A chaque scène de fesses, je courais vite à la fin et d'un coup, la vérité m'est apparue tel le sous-titre caché de ce livre :
Fifty shades of Grey ou l'art de remettre bobonne dans son lit sans qu'elle est l'impression d'être une pute.
Soyons honnêtes deux minutes, quelle femme normalement constituée accepterai d'être l'esclave sexuelle d'un homme aussi riche soit-il ? Car c'est bien là la question. Notre héroïne doit signer un contrat (vous avez dit "Mariée" ?) stipulant qu'elle s'engage à être à la disposition de son Christian quand celui-ci le désir et comme il le désir. Non contente de jouer à la poupée gonflable, Anna se fait payer des fringues par son Dominant (vous avez dit "Pute" ?).
Est-ce réellement une femme qui écrit ça ? Comment peut-on balayer d'un coup de stylo toutes les avancées en terme d'égalité des sexes (même s'il reste encore du chemin) ? Qu'une héroïne soit à ce point asservie au XXIéme siècle me choque. Alors oui, elle négocie le contrat...enfin elle grapille de faire 3 heures de sport hebdomadaire au lieu de 4, qu'elle négociatrice hors-paire avons-nous là !
Certaines me diront que je n'ai pas tout lu et que je ne peux pas comprendre. Moi, ce que je comprend surtout c'est que le mar'keting a bien fait son travail !
Sur ce, vous m'excusez, j'ai un vrai roman qui m'attend.
Le spot e-fluent Mum, j'y étais et...
...je n'irais plus.
Les avis que j'ai lu pour le moment sont tous super enthousiastes : "c'était trop bien", "plein de cadeaux", "des rencontres", etc
Moi j'en retiens surtout une organisation, osons le mot : merdique.
Arrivée à 10h15 environ.
Il y a déjà la queue. Bon, ça arrive, on a eu la même idée de venir à la fraîche pour faire la sieste après.
Passage devant le premier guichet, je remet mon invitation. On me donne un carnet, un stylo, un badge et au suivant.
On fait 3m avec Didi, je lui retire son manteau, enlève le mien et essaie de manoeuvrer ma poussette d'un stand (enfin si on peut appeler ça un stand, on en reparlera plus loin) à l'autre. Constate avec effarmant qu'il y a un étage...Et ma poussette, j'en fais quoi ?
Les escaliers sont juste à côté des hôtesses d'accueil, bon, pas le choix, faudra monter la poussette...
Je répète : "Les escaliers sont juste à côté des hôtesses d'accueil" ça leur auraient fait mal de me dire qu'il y avait un vestiaire et que si je pliais ma poussette je pouvais la y laisser ?
Bon, passons...je pose donc les manteaux et la poussette aux gentilles dames du vestiaire et repart avec ma louloute.
Avec Didi nous n'aurons pas testé grand chose : la patarev (que je connaissais déjà pour en vendre par paquet 12 au travail), le robot Zinzin, la storio, les livres sonores fleurus. Nous sommes restées essentiellement en bas, non pas que nous sommes flemmardes mais vu le nombre de personne au mètre carré (consignes de sécurité ? doivent pas connaître la règle du j'écarte un bras et je tourne...) et les rambardes, je voulais pas que la petite passe par dessus bord.
Bref, revenons-en aux "stands"...Même dans les tous premiers Japan Expo il y avait plus de respect pour les intervenants...certains ont le privilège d'une table d'autres ont du se contenter d'un truc aussi large et haut qu'un tabouret de bar dans espace aussi large qu'un tampax mini...Je sais qu'en général les espaces se paient sur les manifestations, on loue X tables et Y chaises, mais à vouloir trop mettre de personne dans un si petit espace c'est un peu abusé. Si j'avais été exposante je pense qu'assez rapidement j'aurai pris mes clics et mes clacs et auraient été profiter de la pluie plutôt que de rester là (d'ailleurs c'est ce que j'ai fait en tant qu'invité).
Les animations, maintenant. Tu veux que je reparle de la taille du truc ? Donc quand l'hôtesse annonce dans son petit micro que les 10 premiers à lui montrer leur permis de conduire gagneront un siège-auto, bah, t'as pas intérêt à être à l'étage ou sur le chemin des furies qui arrivent en courant. Autre truc pour les cadeaux, perso, quand je suis invitée quelque part je coupe mon téléphone. Je suis là pour admirer et discuter avec les humains donc quand toutes les 10min t'entends : "les 10 premiers à tweeter les hashtag : #efluentMum auront droit à un cadeau" tu te demandes si les invités sont là pour autre chose que les cadeaux bonux.
Sur les stands visités, seuls 3 m'ont adressé la parole : La vie de mon Doudou, Sentosphère et Fleurus. Certains ne te calculent pas, d'autre t'évitent comme la peste (hein madame Vtech, quand je te demande un dossier de presse pendant que Didi s'éclate avec le robot Zinzin, j'attends autre chose que "on vous le remettra à la sortie"...). Messieurs-dames les exposants vous êtes là pour qu'on parle de vous et ce n'est pas en ignorant les gens que vous y arriverez.
Concernant les invités, le plus grand nombre m'ont donné l'impression d'être là pour passer un moment au chaud entre copines (vu le monde à l'espace cafet' je dois pas être loin de la vérité) et rafler du cadeau (spéciale dédicace à cette maman qui, sur le stand Fleurus, dans sa discussion avec l'attaché de presse demande direct si elle peut repartir avec des livres).
Nous sommes restées environ 2h et c'était amplement suffisant. Je voulais repartir après le repas mais quand j'ai vu passer les verrines de taboulé composées de 3 grains de semoule et une feuille de persil, j'ai fait manger deux petits suisses à la petite et direction la sortie.
En sortant on me donne les cadeaux-presse et on me demande le carnet qu'on m'a remis au début...grand silence...si on m'avait dit que le fait de le remplir permettait de participer à une tombola pour gagner des cadeaux (encore !!!) j'aurais pas laisser Didi faire des oeuvres d'art dedans. Et à choisir je préfère les dessins de Didi.
Avez-vous vu, le nombre de fois où le mot "cadeaux" apparait dans ce texte ? J'ai eu une impression de "bloggueuse = intérêt que pour le cadeau = billet sponso gratuit à la clef = bonne poire = mon ami pour la vie".
Non, un bloggueur n'est pas intéressé que par les cadeaux ! J'ai passé un agréable moment sur le stand sentosphère à faire de la pâte à modeler avec Didi en discutant avec le monsieur et en partant, je ne lui ai pas réclamé d'échantillon ! Le contact est le premier élément de la réussite d'une collaboration (hein, Madame Vtech ?), un bon contact est synonyme de bonne retombée et donc de meilleurs résultats.
L'an prochain, c'est sûr : je n'irai pas (même si on me paie).
Petiiit Papaaaa noweell !!
Pour moi, il est important que Didi trouve sous le sapin les jouets qu'elle aime et pour cela, il n'y a qu'une seule possibilité : l'anticipation !
Notre choix de parents (parce qu'elle est quand même pitchoune pour choisir elle même tout le catalogue) s'est porté sur trois jouets :
Comme dit dans un billet précédent, elle va recevoir un château petits poneys :
Il sera commandé prochainement sur Amazon (Monsieur Pinpin et moi n'avons pas le courage d'aller chez to*'s r us ou la gr*nde recrée en cette période de l'année).
Dans un deuxième temps, elle hurle sur chaque enfant qui passe avec une trottinette : "DOOOONNNNEEEE" donc, ça devient obligatoire.
Lors du salon que j'ai déjà évoqué, j'ai eu un mal de chien à la décoller de la trottinette micro de chez templar :
La trottinette de compet' : de 1 à 8 ans, passe de "porteur" à trottinette très facilement. Vous aurez plus détails prochainement car un billet Templar est prévu.
Le cadeau bonus est un déguisement de chez Oxybul Eveil et Jeux :
C'est la seule marque qui, pour ses déguisements, n'a aucune remarque négative. Parce que, oui, on fait aussi jouer la concurrence. Si le jouet doit tenir deux jours c'est no-way. Là, on sait qu'on a de la qualité à l'arrivée.
Ma Didi est pourrie gâtée. On sait qu'elle n'aura pas beaucoup plus de la part de la famille.
Et toi, ami lecteur, il y a quoi sur la liste du père noël ?
Le corollaire du vêtement prêté
S'il y a bien un truc qui te coûte un bras quand tu es parent, c'est bien les vêtements ! Tous les 6 mois en moyenne, c'est parti pour faire un trou dans le budget et refaire de fond en comble l'armoire du petit dernier.
Parfois, c'est cool, il y a des amis sympa dont l'héritier a pile poil un an d'écart avec ton enfant et qui, dans un élan de générosité, te prête plein de vêtements !
Oh ! Toi ! Sainte amie ! Je t'aime et je te hais en même temps...Parce que oui, grâce à toi je fais de bonnes grosses économies mais je suis également privée de shopping.
Prenons l'histoire dans l'ordre.
Didi a donc reçu en Janvier/février dernier deux ENORMES sacs de vêtements en taille 18 mois et 2 ans. Ça tombait bien, les finances étaient ric-rac. Nous n'avons eu acheter que les manteaux et des chaussures.
Maintenant, on vient de sortir le paquet en taille 2 ans...et j'ai quasi besoin de rien en plus à part une veste/imperméable (sauf si madame météo décide que les vêtements à manches courtes c'est vraiment pas in pour cet hiver été (parce qu'il paraît que c'est bientôt l'été)).
3 pyjamas en deux pièces,
2 pyjamas grenouillères,
des chemises en veux-tu en voilà,
2/3 gilets,
3/4 pantalons/leggings,
plein de bodys (mais Didi ne met plus de body)...
Et là, en faisant ma liste, je constate qu'il n'y a qu'une robe ! Je vais pouvoir choper de la robe en 2 ans pendant les soldes et quelques collants, chaussettes et culottes ! Yipi !!
Et comme c'est Lundi, c'est pavé ! (Ce billet est moins coup de gueule que mes précédents pavé mais c'est quand même triste d'être privé de shopping parce qu'on a reçu trop de vêtements)
Paye ton magazine
Rien de tel pour commencer la semaine qu'une petite râlerie sous forme de pavé :
Tout à l'heure en faisant des petites courses, j'ai regardé s'il n'y avait pas un petit journal pas trop onéreux pour occuper une petite fille vacciné de frais Mercredi prochain.
J'ai jeté mon dévolu sur Histoires pour les petits. Enfin un magazine sans jouet ! Ce n'est pas grand chose mais avec les magazines à joujoux t'as plus l'impression de payer le jouet que le magazine. Bref...Histoires pour les petits...
Un journal contenant un conte classique (ou une grande histoire) et des plusieurs petites. Amplement suffisant. Certains numéros ont même un CD pour écouter la grande histoire.
Parfait !
Où est donc le prix ? Tourne, tourne et...WTF ? 5.50€ Et pour ce prix, je me dis que le joujou doit être planqué quelques parts...Que Nenni !!
Les éditions Milan, sachez que pour ce prix, j'ai un véritable petit album de contes pour Didi. Votre magazine est donc resté dans son rayon avec ses copains.
Till the Cat avait poussé un coup de gueule quasi-similaire en rapport avec le jouet-bonux de ces magazines
La controverse du jouet de bain
Il y a quelques temps, une cliente me disait qu'elle n'aimait pas offrir des jouets de bain car ceux-là s'encrassent très vite. Petite retranscription du dialogue (de sourds) :
"- Les jouets de bain s'encrassent très vite. Du coup ce sont de vrais nids à microbes.
- Madame, les jouets de bain se lavent. Tous les soirs, après le bain de ma fille, je nettoie les trois/quatre jouets qui étaient dans la baignoire.
- Vous savez Mademoiselle, les parents d'aujourd'hui manquent de temps..."
Pourtant, mes jouets à moi n'ont jamais moisis et je suis maman, donc "parents d'aujourd'hui".
C'est vrai que cela demande une organisation chronométrée :
19h30 : Bain
19h50/20h jusqu'à 20h15/20h30 : repas familial
20h40/20h45 : mise au dodo
20h45/21h : vaisselle de maman, nettoyage des jouets de papa (ou inversement)
21h/21h15 : début de la soirée.
Un quart d'heure par soir, c'est sûr c'est long. C'est un temps précieux que personne n'a à gaspiller en nettoyage.
(image prise chez Toy's)
Japan expo : No futur ?
(Ce billet est à la base un commentaire que je destinais à un billet sur la Japan chez Kaeru)
Mon premier manga, j'ai 15 ans en 1996. C'était Vidéo Girl (je ne tiens pas compte des Dragon Ball, Sailor Moon et Ranma).
Ma première convention j'ai 16 ans, c'était l'Epita en 1997 (ou alors 17 ans et en 1998, j'ai un doute). La convention se tenait encore dans les locaux de l'école Epita.
En 1998, 17 ans, premier cosplay c'était BD expo. L'ancêtre de la Japan. Sur le salon BD, un espace riquiqui était dévolue au Japon. Le salon BD était vide mais le côté Japon sur-peuplé ! Cette année-là, j'ai aussi découvert Luna Sea.
Les années ont passé, et j'ai senti le vent tourné. On me regarde comme une extra-terrestre. Je cosplay mais je ne fais pas le concours ("ben pourquoi tu cosplay alors ? "). Le fanzinat part en vrille (pro-isation de certain, coups de p*tes et mauvais esprit ambiant).
J'ai arrêté.
J'ai refais une Japan en 2005 environ. Ce fut la fois de trop...
Comment apprécier un salon qui propose pour un prix exorbitant d'entrée tout ce que je trouve ailleurs (Fnac, Konci, feu-Tonkam, etc)(oui, je suis parisienne). On est passé d'un salon de fan à une giga-entreprise commerciale. C'est logique mais navrant.
La Japan, pour moi, est finie. Elle se mord la queue, le jeune public viendra toujours mais les aînés ont quitté le navire et c'est bien dommage.
Le public actuel est habitué à ce que tout lui tombe tout cuit dans la bouche. Maintenant on trouve même des mangas chez Auchan. Rappelons quand même que la France est le deuxième pays consommateur de manga/anime derrière le Japon. Et pour en arriver là, il y a eu du chemin de parcouru !
Petit retour en arrière :
J'ai environ 10 ans. Le mercredi matin, je regarde la 5. Et je rêve devant Georgie, Nadia, Princesse Sarah, etc.
La 5 s'arrête.
Le club Dorothée prend la relève. on ajoute au programme Sailor Moon, Ranma 1/2, Dragon Ball, Ken, Malicieuse Kiki, etc. La génération club Do vient de naître. Nous qui avons passé nos après-midi devant les dessins animés sommes d'un coup privé de notre passion en 1997 grâce, entre autre, à Mme Royal (Ségolène de son prénom). Si l'on veut continuer à évoluer dans le milieu, il faut trouver d'autres sources. Peu de temps avant la fin du Club Do, un fanzine a su tirer son épingle du jeu et a réussi à passer pro : Animeland. Le public s'élargit. Pour ma part grâce à eux, je découvre la boutique Tonkam. J'ai 15/16 ans, je passe du rang de Neuneu qui regarde des dessins animés à Manga-fan.
Chez Tonkam, tous les samedi on se retrouve, on s'échange des trucs, des groupes se créent (des couples aussi puisque c'est là que Monsieur Pinpin et moi nous sommes rencontrés). Moins de 2 ans plus tard, je m'essaie au Cosplay. L'arrivée de Monsieur Pinpin me fait m'essayer au fanzinat. 2/3 ans s'écoulent encore avant que je passe Jury pour un cosplay.
Et oui...Club Do, Animeland, Tonkam, Convention, Cosplay, Fanzinat. J'ai tout fais et maintenant je dénigre.
La jeune génération ne se rend pas compte du chemin parcouru, de la galère des premiers lecteurs de manga qui armés de leurs dico français/japonais écrivaient les traductions dans chaque bulle de manga. Nos successeurs se disent Otaku dés qu'ils ont lu deux Naruto et trois One piece. Le fanzinat ne vaut guère mieux. Il y a 10 ans on faisait office de découvreurs : on traduisait des pages, on réalisait aussi nos propres mangas. Maintenant, j'ai l'impression de ne voir que des stands de dessins qui se mettent au fan service (et que je te fais ton portrait en manga, et que je te vends ma carte avec un yugi-oh en SD, etc), après, il est vrai qu'ils font ce qui se vend. Et vu que la moyenne âge du visiteur a tendance à chuter, ça va pas aller en s'améliorant...
Et puis soyons francs, payé 12€ une entrée pour trouver tout ce que je peux avoir sur le net c'est cher payé. Quand j'étais dans le fanzinat, beaucoup de "petits" fanzines ne faisaient pas le déplacement : le stand coûtent trop cher. Du coup seul les "gros" bien rodés et les boutiques peuvent avoir pignon sur rue et cela se ressent sur l'ensemble du salon.
Le soir de la Japan, j'ai croisé plein de minettes de 15/16 ans avec des oreilles de chat qui regardaient les gens de façon hautaine. Genre "il n'y a que moi qui sait". Un seul revenant de la Japan a su tirer son épingle du jeu.
J'étais sur le quai de la ligne A, je lisais le manga Judge. Je vois un gars qui me regarde, se tortille pour voir ce que je lis et finit par m'aborder. Ce jeune homme m'a parlé manga pendant 20 min. On a échangé des points de vue, et en discutant avec lui, je me suis que tout n'était perdu. Il avait l'air d'avoir conscience que d'autres lui avait ouvert la voie et nous semblait reconnaissant.
Tout n'est peut-être pas perdu en fait. Mais il y a un énorme travail a réalisé pour la Japan ne disparaisent pas et retrouve la fraicheur et la bonne ambiance de ses débuts.
Et pour ceux qui se posent la question, c'est bien moi sur la photo. BD expo 1999, cosplay Armitage, fait main sans machine à coudre.
L'allaitement serein est-il réellement possible ?
Je viens de lire le billet de LMO sur l'allaitement. Comme ma réponse commençait à être longue, j'ai décidé de faire un billet sur le sujet.
Vous l'aurez compris à la photo, j'ai allaité. Déjà, ça, s'est posé.
Maintenant le vif du sujet.
Quand on est enceinte, hormis les questions de santé basiques ("et les nausées ?", "combien de temps encore ?", "zizi ou zezette ?", "le prénom ?"), il y a une question qui revient souvent : "et tu comptes allaiter ?". Selon la personne devant vous, quelque soit votre réponse, il risque d'y avoir débat.
Pour ma part, je n'ai pas envie de faire un billet tu-vas-voir-ma-poule-l'allaitement-c'est-que-du-bonheur ou bien Quoi-tu-oses-lui-donner-un-bibi-mauvaise-mère. Ça, ça ne me regarde pas.
Je dis :
- J'ai choisi d'allaiter et je t'emmerde (aux acharnées du bibi),
- J'ai choisi de biberonner et je t'emmerde (aux psychopathes de la leach ligue).
Mon témoignage va varier un peu de ce que l'on entend habituellement.
Il a toujours été clair pour moi que j'allaiterais. Je fais du lait donc j'allaite. Je n'utiliserai pas les propos qui me hérissent tels que "c'est économique" ou "c'est plein d'anti-corps". Non. j'ai allaité parce que j'en avais envie, point.
Le début de l'allaitement a été un peu dur, Didi ne mettait pas sa langue comme il fallait. Mais une fois bien installée, elle y allait. Une fois revenue à la maison, l'allaitement a continué et a commencé à me fatiguer. Malgré mon entretien avec une conseillère en lactation, je ne connaissais pas les pics de croissance*. Du coup, une certaine nuit où elle n'arrêtait pas de pleurer, prenait le sein (vide à force), re-pleurait etc, nous sommes allés aux urgences où une gentille interne accompagnée de son maître nous ont expliqué les pics et qu'il n'y a aucun mal à donner un bibi. Du coup, le médecin lui en a collé un dans le bec. Elle l'a sifflé en moins de deux et s'est endormie repue dans ses bras. Elle avait simplement faim.
Ils nous ont expliqué que la fatigue joue sur l'allaitement, que donner un bibi peut permettre d'avoir plus de lait pour la tétée suivante et que non, l'allaitement mixte ce n'est pas le diable.
On a donné un biberon de temps en temps le soir. Puis, il a fallu reprendre le travail et donc sevrer le bébé...
Mon drame de l'allaitement se trouve là. Et mon incompréhension aussi.
On nous incite (si ce n'est on nous force) à allaiter. On nous explique qu'il faut allaiter au moins six mois selon les normes de l'OMS. OK. mais ce n'est pas possible :
1 - "mais t'as qu'à prendre un congé parental" (je rappelle qu'en France, le congé d'allaitement n'existe plus, il est parfois remplacé par un patho post-couches mais tous les médecins ne l'appliquent pas).
Réponse : Je ne m'appelle pas Crésus et toucher 360 € en lieu et place de 1100 €, ce n'est pas viable.
2 - "bah tire ton lait alors !"
Réponse : Ah oui, c'est vrai, je peux tirer mon lait la journée au travail...Le tire-lait dans le RER et le métro matin et soir, le lait conservé dans un frigo collectif douteux, et franchement, tirer mon lait dans les chiottes de l'entreprise c'est pas ce qu'il y a de plus hygiénique.
3 - "Rhoo, pourquoi tu fais pas jouer la convention collective ? Tu as droit à 1h ou 2 h sur ton temps de travail pour rentrer allaiter ton bébé"
Réponse : petit calcul rapide. Soit une maman allaitante et un bébé allaité. La maman dispose de 2h sur son temps de travail pour aller allaiter bébé. Maman met 1h pour aller travailler et 1h pour rentrer le soir. De combien de temps dispose la maman pour allaiter une fois le temps de trajet déduit des 2h ? Voilà.
4 - "le texte prévoit aussi qu'on peut t'amener ton bébé"
Réponse : Oh joie ! Un bébé de 2 mois et demi va faire 4h de RER par jour pour avoir sa ration de lait maternel de mauvaise qualité. Parce que oui, le travail ça fatigue et donc le lait bof-bof. Et puis pour qu'il chope toutes les saloperies qui traînent dans les transports, non merci.
Vous l'aurez compris, à moins que monsieur ne soit pété de thunes tous les mois, il n'est pas possible pour sa femme d'allaiter.
Ne venez pas me dire que 360€ ça suffit quand on retire les frais d'essence et de bouches que nous coûtent le travail. Le boulot j'y vais en transport (80€ pa mois) et je mange P*card (1,50€ le plat X par 20 = 30€) le total (110€) est loin de compenser la perte sèche de salaire.
Donc, de deux choses l'une :
- soit on permet aux allaitantes (et aux biberoneuses) de nourrir leurs enfants comme il faut et sereinement pendant les 6 premiers mois, en terme de temps et d'espace dédié sur les lieux de travail autres que les chiottes,
- soit on arrête de nous casser les couilles avec "le lait de maman, il n'y a que ça de vrai" qui est culpabilisant pour les biberoneuses (car elles ne se sentent ni écoutées ni libres dans leur choix) et est un crève coeur pour les allaitantes (car elles ne se sentent ni écoutées ni libres dans leur choix).
Messieurs-dames les politiques, nous sommes à une période charnière pour votre carrière. Ne serait-il pas temps de faire un geste envers les mamans (un vrai geste, pas une promesse qui par définition n'engage que ceux qui y croient) ? Comme votre volonté d'imposer le congé paternel a connue un accueil mitigé, il serait bon de réfléchir à un nouveau texte plus à l'écoute de vos électeurs et montrer ainsi que vous êtes en harmonie avec votre époque. Car rappelons-le, le taux de natalité en France ne cesse d'augmenter et par la même le nombre d'électeurs potentiels aussi. On ne vous demande pas de nous indemniser à 100% pour un congé parental long, mais un 80% (par exemple) serait appréciable pour pouvoir rester avec un bébé qui, vous nous le rabâchez par le biais de l'OMS, a besoin du lait de sa mère et de son contact les premiers mois de sa vie.
Messieurs-dames les politiques, j'attends de vous une prise de position forte dans ce débat. Aussi forte qu'a été votre refus d'allonger le congé maternelle à 20 semaines (au lieu de 16) pour l'aligner sur la durée européenne.
N'attendant aucune réponse de votre part autre que des promesses en l'air,
Bien cordialement,
Pinpin
*Si tu te poses la question, ton lardon à 13 jours, 1 mois, 3mois, 6mois, 12 mois va faire un pic de croissance et va réclamer plus, mais comme la ration quotidienne produite correspond aux anciennes tétées, il te faut un peu de temps pour monter la nouvelle ration de lait et donc ça fatigue plus. CQFD









