Titre : Le Coeur et la raison (Raison et sentiments)

Auteur : Jane Austen

Résumé : Injustement privées de leur héritage, Elinor et Marianne Dashwood sont contraintes de quitter le Sussex pour le Devonshire, où elles sont rapidement acceptées par la bourgeoisie locale étriquée et à l’hypocrisie feutrée.

L’aînée, Elinor, a dû renoncer à un amour qui semblait partagé, tandis que Marianne s’éprend bien vite du séduisant Willoughby. Si Elinor, qui représente la raison, dissimule ses peines de coeur, sa cadette étale son bonheur au grand jour, incapable de masquer ses sentiments. Jusqu’au jour où Willoughby disparaît…

 

le coeur et la raison

Jane Austen a été une révélation il y a quelques années quand j’ai lu Orgueil et Préjugés (que je vous conseille fortement), lecture qui m’a conduit à lire ensuite Emma, d’avoir dans ma PAL Le coeur et la Raison et Northanger Abbey. L’avantage des défis littéraires est que cela est (en théorie) un bon truc pour diminuer les PAL. Alors, zou, Jane Austen me revoilà.

Dans un premier temps, le résumé fait penser qu’Elinor est la raison et Marianne les sentiments. L’histoire se déroulant, on se rend compte que ce n’est pas si simple. Si Elinor raisonne beaucoup, elle a cependant une bonne grosse dose de sentiments, elle s’inquiète, s’émeut, aime, déteste, etc. Ce sont les convenances qui la force à se montrer de marbre, à faire passer le réfléchi avant le spontané. De même pour Marianne, elle aime son Willoughby, le sacralise, fait des projets avec lui. Pour l’amour, le  vrai est unique, on ne peut aimer qu’une fois. Et la raison arrive avec les convenances (mais chut ! je ne vais pas spoiler).

Comme pour les autres titres de Jane Austen, les personnages foisonnent, les caractères aussi. Au début, j’ai eu un peu de mal « C’est qui déjà, lui ? », mais une fois bien en main, le texte file tout seul. On rit, on frémit, on tremble et surtout, comme toujours chez Jane Austen, on explose de rire de façon chronique !

Car oui, ses romans ne sont pas que de bluettes amoureuses, ce sont aussi des romans qui critiquent la société anglaise du XIXéme siècle, ses convenances, ses attentes. Une société qui semble figé dans ces codes. Codes que certains maitrisent suffisamment pour manipuler les autres.

En résumé, encore une fois, je n’ai pas été déçue de ma lecture Austienne, je vous le recommande chaudement, même pour la découvrir. Il faut lire Austen, non, le XIXéme c’est pas nul ! C’est génial, c’est drôle, c’est plein de sentiments, on en redemande une fois qu’on y a goûté. D’ailleurs, faut que je vous laisse, j’ai un Hugo, sur le feu.