megeresLe gang des mégères inapprivoisées

Tom Sharpe, 10/18, 2009, 219p.

 

Quatrième de couv' :

"Dans le Northumberland, depuis des générations, les dames Grope font régner la terreur autour d'elles.
Signes distinctifs : un physique ingrat, une nature antipathique et des pulsions castratrices inversement proportionnelles à leur volonté de se reproduire. Qu'à cela ne tienne ! Chez les Grope, on kidnappe les hommes de mère en fille. Une coutume familiale dont le jeune Esmond Burnes va faire les frais... Fils unique d'une toquée de romans à l'eau de rose et d'un petit banquier terne et disgracieux, Esmond est forcé de se réfugier chez son oncle suite à une agression alcoolisée de son père.
C'est là que l'innocent garçon va tomber entre les griffes de sa tante Belinda, née Grope, épouse frustrée et ménagère forcenée... Disparitions suspectes, soûleries aggravées, accès de folie, torrides parties de jambes en l'air... Même la police va perdre le fil. Mais y aura-t-il quelqu'un pour sauver Esmond Burnes ?"

 

 

Lorsque j'ai vu ce titre en librairie, j'ai bien souris au résumé. Je me suis laissé tenter...j'aurais pas du...

La quatrième de couv' qui conviendrait serai plutôt :

Maman est dingue de littérature à l'eau de rose, Papa est devenue alcoolique car son rejeton est son portrait craché. Après que le père est tenté de tuer le fiston (environ 18 ans), Maman l'envoie chez Tonton Albert, receleur de voitures volées et mari de Belinda (née Grope). Déjà, le temps qu'Esmond, le fils arrive chez Tonton, il s'est écoulé presque la moitié du roman.

Alfred bourre Esmond, Bélinda enlève Esmond. Papa se fait la malle et fait une crise cardiaque en Espagne pendant que Maman pète les plombs d'avoir perdu son Esmond chéri et fini à l'asile avec Alfred.

La police est à la ramasse (et il n'y a guère qu'elle qui arrive à vous arracher un sourire).

 

Pendant ce temps, Esmond est drogué de somnifères, et Bélinda discute avec sa vieille temps. Esmond et Bélinda n'ont toujours pas croqué la pomme ni échanger un baiser. Esmond se réveille et rencontre Vieux Samuel avec qui le trouve un trésor dans la tombe d'un ancêtre (vous, je sais pas, mais moi, là j'ai perdu pied...)

Au final, plein aux as, il décide d'épouser sa mégère qui n'en est pas une (ça fait juste 50 pages qu'elle et tantine discute dans la cuisine) et de se lancer dans l'élevage de taureaux.

Vous l'aurez compris, j'ai rarement eu autant de regrets d'avoir acheté un livre.

C'est sans queue ni tête. Le récit ne tient debout que par l'objet livre et a un mal de chien à vous arracher ne serait-ce qu'une ébauche de rictus.

Ce titre-là va aller direct à la revente.

 

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